Gastronomie locale


 

Mirabelle, reine des vergers lorrains

Source : Jocelyne B.

Petite prune ronde, jaune et parfumée originaire d’orient, la mirabelle aurait été importée dans notre région lors des croisades. Elle s’est si bien acclimatée que plus de 70 % de la production mondiale provient de Lorraine et d’Alsace. Dans le Pays messin, elle s’est surtout développée après la disparition du vignoble à partir de la fin du XIXème siècle. Son nom a des origines controversées, la plus probable est qu’il vient du latin mirabilis : « belle à voir ».

La mirabelle est un des fleurons de la gastronomie lorraine et messine. Elle se déguste nature, en tarte ou autres desserts savoureux, en confiture, en confiserie et en eau-de-vie ou apéritif. Elle accompagne des viandes et entre dans la composition de terrines. La saison de récolte est très courte, six semaines à partir de la mi-août. On fait tomber les fruits mûrs en gaulant les arbres (à l’aide de grandes perches) ou en les secouant. Chacun des 300 000 mirabelliers de Lorraine produit entre 60 et 80 kg de fruits.

La première fête de la Mirabelle a eu lieu à Metz le 17 août 1947. Elle a été créée dans le but de promouvoir le fruit, la confiture et l’eau-de-vie. A cette époque, elle concernait tous les villages du Val de Metz, qui envoyaient la majeure partie de leur récolte à la ville pour qu’elle soit vendue lors d’un grand marché se tenant dans la cour du Marché Couvert.

Chaque village produisait un char avec une reine et des dauphines pour le corso fleuri. D’ailleurs, la première célébration s’appelait « Fête de la Mirabelle et des fleurs ». A Metz, on élisait la reine des reines. On procédait aussi à l’élection du plus beau char.

Au début, la fête n’avait lieu que tous les deux ans, elle ne devint annuelle qu’à partir de 1954. Chaque année, les fêtes de la Mirabelle qui se déroulent à Metz sont l’occasion de grandes festivités : spectacles scéniques et pyrotechniques, bals, corso fleuri, et bien sûr, l’élection de la Reine de la Mirabelle, traditionnellement blonde comme le fruit, mais il y a des exceptions ! Comme notre nouvelle Miss Mirabelle…Julie Ernewein, élue dimanche dernier (photo ci-contre)

Jocelyne B.

Conservateur – Bibliothèques-Médiathèques de Metz

La Fraise de Woippy

(Extrait du site shw-woippy.net)

Pendant plus d’un siècle, entre 1868 et les années 1980, la fraise fit la fortune et la renommée du Val de Moselle, en particulier de Woippy, qui en fut le berceau et le principal centre de production et de commercialisation ; à travers sa Fête des Fraises, instituée en 1926 et toujours célébrée au mois de juin, Woippy reste encore aujourd’hui, bien que la culture en ait quasiment disparu, le symbole de la fraisiculture mosellane.

La cueillette des fraises. De haut en bas et de gauche à droite : avant 1939 le long de la route de Thionville, en 1947 près du bois St-Vincent, dans les annés 60, et en 1988 au dessus du Rucher à Woippy

La cueillette des fraises. De haut en bas et de gauche à droite :
avant 1939 le long de la route de Thionville, en 1947 près du bois St-Vincent, dans les annés 60, et en 1988 au dessus du Rucher à Woippy

En 1868, deux vignerons woippyciens, Dominique et Jacques VION, ramènent d’un voyage dans la région de Brest quelques plants de fraisier Ananas, variété alors cultivée à Plougastel-Daoulas. Acclimatée à Woippy, la fraise s’y développe rapidement : elle y occupe 50 hectares en 1895, et 125 en 1914 ; entre temps, elle s’est étendue aux communes du nord du Pays messin, où elle remplace la vigne atteinte par le phylloxéra (Norroy-le-Veneur, Plesnois, Marange-Silvange, Saulny, Semécourt…). A la veille de la guerre, la production s’élève à environ 2000 tonnes par an, dont la plus grande partie est expédiée vers les grandes villes d’Allemagne, principal marché de la fraise de Moselle. Afin d’organiser la production et défendre les intérêts de la profession, s’est créé en 1899, à la suite d’une grève des producteurs l’année précédente, le Syndicat des Producteurs de Fraises, à l’initiative de l’abbé Laurent, curé de Woippy.

Quand la fraise de Woippy faisait la couverture du magazine "Le Pélerin"... c'était en 1938

Quand la fraise de Woippy faisait la couverture du magazine « Le Pélerin »… c’était en 1938

Après la guerre, la culture de la fraise s’étend au sud du Pays messin, autour de Novéant et d’Ancy-sur-Moselle, et dans la région de Sierck-les-Bains. De 350 hectares en 1920 (dont 200 à Woippy), la superficie de la fraiseraie mosellane passe à 900 en 1930 et à 1230 en 1939 (dont 320 à Woippy), et la production atteint 3000 à 4000 tonnes dans les années 20, puis 5000 tonnes dans les années 30, avec un record de 8000 tonnes en 1937 : la Moselle représente alors entre un quart et un tiers de la production française de fraises. La profession fraisière s’organise sous l’impulsion du marquis Henry de Ladonchamps, qui dirige le Syndicat des Producteurs de Fraises de 1927 à 1932, et crée en 1930 l’Union des Syndicats de Producteurs de Fraises et autres Fruits de la Moselle. Grâce à son action, la fraise de Moselle renforce sa présence sur le marché allemand (notamment sarrois), du moins jusqu’à sa fermeture en 1932, pénètre la Suisse, s’impose sur les Halles de Paris (la maison Pascual y est le principal client) et conquiert le nord de la France, la Normandie et l’Alsace. Les confitureries de la région, comme Kinnel à Ban-Saint-Martin et surtout Lerebourg à Liverdun, sont également de gros et fidèles clients. Les années 20-30 sont l’âge d’or de la fraise, avec comme variété dominante Madame Moutot, appelée aussi, en raison de sa taille, fraise tomate. La Fête des fraises est instituée en 1926, avec pour première Reine Berthe Ceccato.

La Deuxième Guerre mondiale et les expulsions de 1940 sont une catastrophe pour la fraise. Les fraiseraies retournent à la friche ou sont reconverties, en cette période de pénurie, en champs de pommes de terre ou de légumes. En 1945, il ne reste plus que 150 hectares cultivés, soit 12% de la surface de 1939. Cependant, dès leur retour en terre lorraine, expulsés et évacués de 1944 retroussent leurs manches et reconstituent en quelques années les fraiseraies, qui en 1950 s’étendent sur 800 hectares. La production mosellane atteint 3000 tonnes cette année-là, 5700 tonnes en 1952, et culmine à 9000 tonnes en 1955, année de record absolu. Les marchés sont reconquis, et la Sarre absorbe entre 25 et 30% de la production. Symbole de la réputation et de la qualité de la fraise de Woippy : en 1952, un parfumeur de Grasse en achète une dizaine de tonnes à la Coopérative des Producteurs de Woippy (qui a remplacé le Syndicat en 1947).

Le début des années 60 marque cependant le déclin de la fraisiculture mosellane. Déjà fortement atteinte par les gelées de l’hiver 1956, la principale variété, Madame Moutot, connaît à partir de 1962 une grave dégénérescence. Malgré les efforts du Centre d’Expérimentation Fruitière de Laquenexy, qui introduit de nouvelles variétés et tente d’imposer de nouveaux modes de culture plus rationnels (comme les plants frigo), l’âge d’or de la fraise de Moselle est mort : en 1969, elle représentait encore 5% de la production française, en 1986 ce chiffre était tombé à 0,5%. La concurrence de régions productrices autrement plus dynamiques, voire de la fraise d’Espagne, le manque de rentabilité des fraiseraies de Moselle, l’emprise du béton – la fonction résidentielle supplante la fonction agricole – et l’évolution de la structure sociale de la profession fraisière (l’ancienne génération de producteurs n’est pas remplacée), expliquent la disparition de la culture de la fraise. Celle-ci n’est plus cultivée que localement, par des producteurs qui continuent à proposer le délicieux fruit rouge sur le bord des routes ou invitent les clients à le cueillir eux-mêmes dans leurs champs…

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  1. Historique
  2. Album souvenir
  3. Quelques articles de presse

Bière de Lorraine


La bière de Lorraine désigne la bière brassée en Lorraine. Troisième région productrice de bière en France après l’Alsace et le Nord-Pas-de-Calais, la Lorraine est depuis longtemps une terre de tradition brassicole.

De nos jours on ressence plus d’une 15ène de brasseries / microbrasseries en Moselle. Le nombre ayant tendance à augmenter régulièrement.


Pour découvrir nos bières mosellanes :

Brasserie Malacuria :
8 rue principale 57590 MALAUCOURT SUR SEILLE

Brasserie La Tuillerie :
12 Rue Pilatre de Rozier, 57190 Florange

Brasserie de Tichemont :
8 rue de Tichemont 57255 SAINTE-MARIE-AUX-CHÊNES
Brice Krajecki

La Grenouille Assoiffée
26 Grand Rue 57670 VAHL-LÈS-BÉNESTROFF
Caroline Ernst et Jean-Marc Lichtle

Bon Poison :
13a rue du XXe Corps Américain 57000 METZ
Quentin Decornet

The Piggy Brewing Company
13 rue des Aubépines 57160 CHÂTEL-SAINT-GERMAIN
Romain Bach, Pierrot Fechtig

Bière de Metz
Rue de la Fontaine – ZAC du Breuil 57245 JURY
Jean-Simon Renaud

Brasserie D’Ay
2 rue Auguste Schleiter 57300 AY-SUR-MOSELLE
Gilles Christnacker

Des 200 Brasses
1bis rue du Maréchal Foch 57300 HAGONDANGE
Philippe Ricail

Micro Brasserie Saint-Charles (EARL Saint-Charles)
Ferme Saint-Charles 57365 FLÉVY
Sylvain Hoschar

Régal’Potes
11 rue des Lilas 57320 BIBICHE
Daniel Beckel

La Taverne du Brasseur
Centre Thermal 57360 AMNÉVILLE
Dominique Leneuf

Tom & Charly
54 rue de la Fontaine 57410 BINING
Thomas Platz et Charly-Pierre Feith

De Haute-Rive
Ferme de Haute-Rive – Chemin du Petit Bois, 57420 CUVRY
Aurélien Morhain

Hub’s
26 rue de la Montagne, 57450 THÉDING
Frédéric Hubert

Les 3 Brasseurs
ZAC d’Augny 2000 57685AUGNY
Pierre-Alexandre Trimbur

Artisanale de Rodemack (BAR), Prinzengarten
94 route de Thionville 57570 RODEMACK
Nicolas Bouchy, Sylvain Daval

Sources : Wikipédia, Projet Amertume, My Lorraine

 

Pour aller plus loin :

 

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.
A consommer avec modération

Spécialités culinaires

Des saveurs qu’il fallait inventer

Si la Mirabelle (IGP – Indication géographique protégée) demeure l’incontournable emblème gastronomique de la région lorraine, d’autres spécialités locales méritent d’être citées et surtout dégustées. En voici quelques exemples dont la seule évocation déclenche une mise en appétit digne de Gargantua !

L’incontournable quiche lorraine fut créée au 16ème siècle. Elle a trois bases fondamentales de la cuisine lorraine : le lard, la crème et les œufs, le tout sur fond de pâte brisée ou feuilletée. Spécialité régionale par excellence, la quiche lorraine se cuisine dans toutes les familles et se déguste chaude, accompagnée d’une salade verte. Simple et rapide à préparer, cette tarte traditionnelle est composée d’un mélange d’œufs battus en omelette et de lardons. Aux 4 coins du monde, ce fleuron de la gastronomie lorraine est souvent imité, voire réinterprété. Pour découvrir le goût de la véritable quiche lorraine, une seule destination, sa région d’origine !

La potée lorraine est un plat convivial où la saveur naturelle des produits du terroir, carottes et poireaux, se mêle à celle des charcuteries fumées.

Les pâtés lorrains renferment une farce à base de porc mariné dans une enveloppe de pâte feuilletée croustillante à souhait. Vous en trouverez dans toutes les bonnes boulangeries-pâtisseries.

Le Fumé lorrain est une charcuterie résultant d’un savoir-faire datant du 17ème siècle.

La soupe au lard est un plat indispensable pour se réconforter l’hiver (avec du pain grillé dans la soupière, c’est un délice).

Les escargots en matelote sont une manière originale de déguster ce gastéropode. Cette recette à base de vin blanc, dont la sauce est aussi réalisée avec des poireaux et champignons, surprendra vos papilles.

Le cochon de lait en gelée est la recette traditionnelle lorraine pour tout grand buffet qui se respecte.

La salade de pissenlits aux lardons est une recette régionale très typique.

Côté desserts, tous les desserts à base de mirabelles, bien sûr (de la tarte au tôt-fait, en passant par la glace), mais également les œufs à la neige sont à recommander.
Depuis 1854, les macarons de Boulay sont fabriqués selon la même recette traditionnelle.

Le Paris-Metz, composé d’un macaron trois couleurs (jaune or, jaune citron et framboise), d’une mousseline au bonbon arlequin et de six framboises, vous surprendra par ses saveurs au parfum d’enfance.


Inscrits dans la tradition lorraine : l’eau de vie de mirabelle et les vins de Moselle tous deux AOC.

Friandises :
Et pour terminer votre repas, vous prendrez bien un boulet de Metz (gourmandise composée d’un biscuit de chocolat noir, au lait ou blanc, de pâte d’amande et de noisettes grillées) avec votre « brûlot » (café brûlant, sucré, imbibé de mirabelle et flambé) !

Source : OFFICE DE TOURISME DE METZ


Le chardon de Lorraine, un bonbon difficile à produire

JT 13H – Envie de sucrerie ? Découvrez en images comment est confectionné le chardon de Lorraine.

Gorgé d’alcool, le chardon lorrain est une sucrerie difficile à confectionner. Pour obtenir la liqueur, il faut faire cuire de l’eau sucrée avec de l’eau-de-vie. Ensuite, on passe à l’étape des coffrets. L’objectif est de créer de petites billes d’alcool qu’on va enfermer dans de l’amidon. Ainsi, la liqueur reste tiède et ne durcit pas. Au bout de 48 heures, le chardon de Lorraine est prêt à être dégusté.

Ce sujet a été diffusé dans le journal télévisé de 13h du 15/03/2018 présenté par Jean-Pierre Pernaut sur TF1. Vous retrouverez au programme du JT de 13h du 15 mars 2018 des reportages sur l’actualité politique économique, internationale et culturelle, des analyses et rebonds sur les principaux thèmes du jour, des sujets en régions ainsi que des enquêtes sur les sujets qui concernent le quotidien des Français.

Source : JT 13H 15 mars 2018 13:31 –

 

Toutes vos recettes «MADE IN METZ in Lorraine»

Menu de baptême, BMMMetz, collection Yvonne Mutelet

Apéritifs / Boissons :

Ernest Auricoste de Lazarque : «La Cuisine messine»
Entrées / Plats :

Poissons… :

Viandes :

Soupes / Potages :

Fromage :

  • « le chardon de chèvre frais Lorrain » sur son mesclun légèrement assaisonné au Melfor (Recette originale de L’Hôtel-restaurant des Vosges Lutzelbourg – Chefs Séverine Froeliger & Marc Corriger)

Desserts / gâteaux :


Les recettes de l’OFFICE DE TOURISME DE METZ

La Lorraine n’est pas en reste en matière de gourmandises et de vins. Grâce à nos recettes, vous pourrez aussi cuisiner les produits du terroir qui réchauffent le corps et les cours.

Source : OFFICE DE TOURISME DE METZ


La Moselle a du goût

 www.cg57.fr
 www.cg57.fr
23 chefs de restauration scolaire en collège ont collaboré à la rédaction d’un livre de recettes réalisées avec des produits labellisés « Mangeons mosellan ».

Il est actuellement distribué aux demi-pensionnaires des collèges de Moselle.

Feuilleter le livre de recettes en ligne

 

Bons-plans et astuces

Trucs infaillibles pour bien acheter les Mirabelles de Lorraine

 www.cooking2000.com

Sur l’étal, les Mirabelles de Lorraine doivent présenter :

  • un parfum léger et un arôme délicat.
  • un pédoncule vert et turgescent.
  • une peau fine et presque tendue.
  • une pulpe juteuse et sucrée.

Mirabelle

Comptez environ 200 g de mirabelles par personne pour un simple dessert ou une pause gourmande.

Un truc infaillible : quand vous coupez une mirabelle en deux, son noyau doit se détacher tout seul. C’est le signe d’une excellente maturité.

Attention ! Les taches de rousseur ou les petites marques sur la peau des mirabelles ne sont pas des défauts. Bien au contraire ! Ce sont les preuves d’un fruit cueilli à la maturité optimale. La présence d’une fine pruine sur les mirabelles ne doit pas non plus être considérée comme une anomalie. La pruine est un voile de cire naturelle fabriquée par le fruit à maturité pour la protéger du dessèchement.


Les restaurants Tables de Rabelais

 Tables de Rabelais : Une marque d'identité gastronomique

Les restaurants Tables de Rabelais vous proposent des spécialités à base de produits régionaux de qualité.

Faites votre choix, installez-vous et dégustez !

Les restaurants Tables de Rabelais


Fête de la Gastronomie

 La Fête de la Gastronomie, en septembre

En septembre, 3 jours de fête offerts à tous, pour célébrer toute la Gastronomie et mettre en valeur ses acteurs !

Initiée au ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, la Fête de la Gastronomie est portée [ 2016 ] par Emmanuel MACRON, Ministre de l’Economie, et Martine PINVILLE, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire, en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et son Ministre, Stéphane LE FOLL. Sous la direction de la Secrétaire d’Etat, un commissariat général dédié à la Fête accompagne chaque année les porteurs de projets et valorise leurs événements.

Présentation de la Fête de la Gastronomie

La Fête de la Gastronomie